Dishonored : La mort de l'Outsider
Plate-forme : PlayStation 4 - PC - Xbox One
Date de sortie : 15 Septembre 2017
Résumé | Test Complet | Images | Actualité | Commentaires
Editeur :
Développeur :
Genre :
Action/Aventure
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8.5/10

Endossez le rôle de Billie Lurk et préparez le plus grand assassinat jamais envisagé : Tuer l'Outsider.

Retour au front

Développé par le studio français Arkane, Dishonored : La mort de l'Outsider est un jeu d'action en vue subjective qui se déroule dans un univers pour le moins déroutant. Ce chapitre final de Dishonored 2 - qui ne requiert pas l'original - vous place aux commandes de Billie Lurk (alias Meagan Foster), l'ancien bras-droit de Daud l'assassin. Rappelons que dans le précédent jeu, la mystérieuse Meagan Foster a aidé le héros (ou l'héroïne) à reconquérir le trîne, à bord du Dreadful Wale, mais la jeune femme est également pleinement responsable de la disparition de l'impératrice Jessamine. Après les évènements de Dishonored 2, Meagan est finalement épargnée par l'impératrice Emily Kaldwin, et décide de changer d'identité. Désormais repentie, la jeune femme a néanmoins décidé de secourir son ancien mentor et de mettre un terme aux souffrances infligées aux habitants de Karnaca. C'est donc dans les quartiers supérieurs de Cyria que se cache Daud, retenu prisonnier par les aveuglés. La marque de l’Outsider s'affaiblit de jour en jour sur sa main et les pouvoirs qui lui ont été conférés commencent à fortement disparaître. La mission de Billie est claire, elle devra éliminer l'Outsider, le responsable du chaos général.

Rappelons que la série Dishonored s'appuie sur un système de combat original, loin du FPS lambda. Non seulement il faudra gérer des armes classiques (fléchette, bombe, grappin, etc), mais aussi les compétences propres de Billie qui ne dispose pas de la marque de l'Outsider. Elle dispose d'un bras mécanique et d'une sphère en pierre précieuse qui lui sert d'œil droit, et il n'y a plus de besoin de récolter des potions de mana, ou encore de chercher des ruines dans la ville. Trois pouvoirs sont accessibles à savoir la "Semblance" (elle permet de prendre l'apparence d'une autre personne), le "Transfert" (un déplacement via un marqueur) et enfin la "Prescience" (elle permet d'arrêter le temps et d'observer tous les éléments qui vous entourent). Bien sur, vous pourrez employer la manière forte à l'instar des jeux d'actions actuels, soit au contraire agir tel un fantôme en ne faisant aucune victime. Forcément, votre style de jeu aura un impact notable sur la durée de vie de Dishonored, qui peut passer d'une dizaine d'heures à plus du double si vous multipliez les détours (les quêtes annexes sont nombreuses au marché noir). Et une fois le jeu terminée, vous pourrez retenter le New Game + qui offre la possibilité de refaire la campagne avec un mélange de quelques pouvoirs de Corvo et d'Emily.

Une réalisation toujours aussi réussie.

Sur le plan technique, Dishonored : La mort de l'Outsider affiche une direction artistique de toute beauté. La ville de Karnaca promet des environnements d'une rare variété, et une esthétique unique. Visuellement, on se rapproche beaucoup de la mouture PC, bien que le jeu soit toujours en 30 fps sur consoles. Rappelons que cet opus ne tourne pas sur l'Unreal Engine 4 mais le Void Engine, un moteur 3D maison. Certaines textures ne sont pas particulièrement brillantes, mais le jeu promet une aventure vraiment vivante et des animations d'un rare dynamisme. On passera des heures à explorer la cité sous toutes ses coutures, à infiltrer des clubs de combat clandestins, des cultes de magie noire, de participer à un braquage de banque ou encore à combattre des factions ennemis (tels que l'immortel Visionnaire, les sœurs de l’Ordre oraculaire et les nouveaux soldats mécaniques). L'interface s'avère très flexible et la prise en main est rarement prise en défaut (à l'exception de quelques bogues de collision ça et là). La gâchette gauche permet d'utiliser ses pouvoirs, les armes à distance et les accessoires, la gâchette droite sort de son côté le poignard, les fléchettes tranquillisantes ou les minutions explosives. En vous rendant au marché noir, vous pourrez obtenir quelques charmes, notamment la possibilité de sauter plus haut, ou encore de parler avec les rats !

Vous pourrez faire pratiquement tout ce que vous souhaitez dans Dishonored, et surtout avancer sans que la console ne vous dresse de limites. Notez que le jeu comporte tout de même quelques jugements moraux. A la fin du jeu, un tableau apparaît et indique combien de victimes vous avez fait durant la partie, mais il est désormais possible d'éliminer les adversaires de Daud sans que cela n'affecte l'épilogue. Les missions peuvent ainsi durer beaucoup plus longtemps qu'escompté, surtout si vous n'assommez aucun garde. A ce sujet, à l'instar d'un Splinter Cell, il faudra souvent cacher vos victimes (qu'elles soient en vie ou non) car l'intelligence artificielle est beaucoup plus affutée. Entièrement localisé en français, Dishonored : La mort de l'Outsider nous livre des doublages très crédibles, et surtout des compositions d'une grande beauté, bien qu'assez mélancoliques. Du travail d'orfèvre une fois encore. PS4 oblige, il est bien sur possible de jouer sur PS Vita via la fonctionnalité Remote Play, et le résultat est plutôt agréable.

VERDICT

-

Si le concept n'a pas changé, Dishonored : La mort de l'Outsider reprend avec talent les éléments qui ont forgé le succès de la série, offrant des nouveaux pouvoirs étonnants (la capacité de parler avec les rats, l'art du déguisement, ou encore la projection) et surtout une direction artistique de toute beauté. Cette production lyonnaise vous met seul face à vous même : Libre à vous d'agir comme un rustre ou au contraire d'évoluer avec finesse.

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