Incarnez un Émissaire de la Mort capable de déchaîner d’incroyables pouvoirs qui feront de vous l’âme la plus dangereuse de tous les Limbes.
Tirer, tuer et recommencer.
Soulslinger : Envoy of Death est un FPS frénétique aux mécaniques de roguelike, et s'il est vrai que nous préférons les jeux de tir avec un scénario solide, il est tout aussi vrai que l'objectif du jeu est de vous plonger dans un enfer d'ennemis criblés de balles plutôt que de vous raconter une histoire profonde. Cela dit, il ne faut pas oublier que les développeurs d' Elder Games souhaitaient tout de même créer une introduction narrative et un contexte qui, à tout le moins, tentent de sortir des sentiers battus. L'intrigue débute par la mort accidentelle de notre protagoniste et de sa femme. Cette introduction rappellera sans doute Painkiller à certains, et la référence au titre de People Can Fly, ainsi que les similitudes avec le jeu de tir développé par le studio polonais, ne s'arrêtent pas là. Tout comme Painkiller fut l'un des premiers FPS à utiliser le moteur physique Havok, Soulslinger est l'un des premiers titres à exploiter l'Unreal Engine 5 et certaines de ses innovations les plus intéressantes (qui commencent à se multiplier, mais restent encore peu nombreuses). Cela dit, si le destin de notre compagnon est scellé, il ne semble pas que le moment soit venu de franchir le pas. C'est en effet la Mort elle-même qui nous engage pour accomplir, en son nom, une mission capitale : traquer les âmes damnées sous le contrôle du Roi Maudit , l'antagoniste de l'histoire. Outre le fait que nous avons été agréablement surpris de constater que la Mort n'est pas le méchant cette fois-ci, nous avons désormais une mission à accomplir : pour réunir notre épouse dans l'au-delà, nous devons exterminer les âmes damnées, vaincre le Roi Maudit et enfin profiter d'un repos bien mérité. Voici la scène d'ouverture qui lance les événements de Soulslinger : Envoy of Death, racontés en anglais, mais fort heureusement des sous-titres français sont disponibles .
Soulslinger: Envoy of Death est resté plus de deux ans en accès anticipé sur PC, de quoi augurer des mécaniques solides ? Venons-en au fait : comment jouer à Soulslinger: Envoy of Death avec une manette ? Disons simplement que l'idée des développeurs de combiner des mécaniques de roguelike avec des éléments classiques de FPS « bruyants » fonctionne, mais quelques points restent à peaufiner. On parle ici du système de jeu de Soulslinger: Envoy of Death, qui encourage une approche ultra-rapide et immédiate (à la DOOM, par exemple), mais qui, une fois les armes en main, peine à trouver son équilibre. Explications : pour un gameplay rapide et dynamique, il faut proposer au joueur un arsenal d'armes avec des chargeurs de grande capacité, une cadence de tir élevée et une capacité à suivre le rythme du jeu. Dans Soulslinger: Envoy of Death, ce n'est pas le cas. Les armes doivent être rechargées fréquemment, ce qui oblige à constamment changer de cap, à fuir précipitamment et à adapter sa stratégie. À cela s'ajoute la manière dont vous affrontez vos adversaires : ils vous foncent dessus comme le faisait le Kamikaze Décapité dans Serious Sam . Contrairement au FPS de Croteam , cependant, les armes ici ne peuvent offrir le même soutien. Le titre exploite plutôt les mécaniques du roguelike et, grâce aux diverses capacités acquises au fil des parties, parvient à rendre le gameplay varié et amusant. Le système développé par Elder Games est aussi simple qu'efficace : les combats contre les âmes damnées se déroulent dans une sorte d'arène ( sur le thème du Far West) et, une fois les adversaires éliminés, nous pouvons emprunter un portail et retourner au « camp de base ». Les ressources gagnées nous permettent d'acquérir de nouvelles armes et des améliorations. Évidemment, puisque nous sommes déjà morts, nous ne pouvons pas mourir, et en cas de disparition prématurée, nous nous retrouverons au hub en compagnie de la Mort elle-même. On ne peut nier qu'à long terme, le cycle de jeu devient assez répétitif et qu'il n'est pas toujours facile de trouver une excuse pour « passer à autre chose », mais comme nous l'avons dit plus haut, le jeu est encore en accès anticipé et a encore un long chemin à parcourir.
Une réalisation ambivalente.
En matière de direction artistique et de réalisation technique, une distinction importante s'impose : d'un côté, la direction artistique, sans être exceptionnelle, reste très générique, tant dans ses idées que dans son originalité. Côté technique, l' Unreal Engine 5 se montre performant, mais son potentiel n'est pas encore pleinement exploité. Commençons par l'esthétique : si l'utilisation de décors occidentaux est appréciable, elle ne nous a pas toujours semblé cohérente avec les types d'ennemis, l'intrigue et l'atmosphère générale. La création des adversaires est également assez kitsch et peu originale : en bref, visuellement, Soulslinger : Envoy of Death peine à être crédible et reconnaissable. Côté technique, le jeu présente des points positifs et négatifs. Parmi les points positifs, on note les rares moments où l' Unreal Engine 5 parvient à offrir un rendu tout à fait correct ; même sur PS5, les graphismes sont impeccables. Concernant les défauts, la situation se complique, notamment parce que la fréquence d'images est parfois instable et qu'elle chute brutalement après un certain temps, obligeant le joueur à quitter et relancer la partie pour résoudre le problème. Certes, ces problèmes peuvent être corrigés ultérieurement, mais il est important de les signaler. La bande-son est correcte, sans être exceptionnelle, mais elle remplit son rôle sans pics de volume excessifs ni problèmes notables.

VERDICT
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Soulslinger : Envoy of Death est un FPS qui part avec de bonnes idées, mais celles-ci restent à peaufiner. Il semble qu'Elder Games sollicite les retours de la communauté pour optimiser le jeu. Joué par intermittence, avec des parties rapides entre chaque, Soulslinger : Envoy of Death se révèle amusant, mais il est indéniable que sa conception globale a encore besoin d'être peaufinée. En bref, le potentiel est là, mais le jeu nécessite encore beaucoup de travail.